Étude des besoins en compétences – Commerces de l’art

24 novembre 2020

L’étude de branche « Besoins en compétences dans le secteur des Commerces de l’art » a été menée par le cabinet Majors Consultants de mai à novembre 2020 sous la direction de l’Observatoire prospectif du commerce.

Elle concerne quatre activités de la branche CDNA : les antiquaires ; les commerces d’antiquités et de brocante ; les galeries d’art ; les commerces d’estampes, dessins et tableaux.

L’étude a comporté une phase qualitative (30 entretiens approfondis auprès d’interlocuteurs du secteur) et une phase quantitative (enquête téléphonique auprès de 300 entreprises de moins de 50 salariés).

Le secteur des Commerces de l’art est marqué par un fort contraste entre les ressentis et les postures de ses différents acteurs : antiquaires, brocanteurs, galeristes, marchands d’estampes, de dessins et de livres anciens. Tous cependant sont également concernés par trois évolutions majeures :

– l’internationalisation du marché : elle constitue une opportunité mais atténue l’importance stratégique de la place parisienne ;

– la digitalisation, via l’essor des salles de vente virtuelles, le recours au sites web vitrines (voire marchands) et l’utilisation des réseaux sociaux : elle contribue à la valorisation des œuvres d’art, mais entraîne un risque en cas de mauvaise maîtrise de leur visibilité digitale ;

– le développement des foires et salons, qui représentent parfois plus de la moitié du chiffre d’affaires des entreprises, mais qui supposent des coûts d’investissement importants.

Ces évolutions ont eu un impact différencié selon les acteurs :

  • pour les galeries spécialisées dans la promotion des artistes vivants, une activité en croissance que viennent nuancer deux difficultés :
    • un problème majeur de taille critique
    • et un enjeu central de fidélisation des créateurs et des clients ;
  • pour les galeries d’art ancien et moderne, une tendance similaire mais plus stable, le caractère plus « traditionnel » de leur clientèle représentant en outre un risque pour leurs capacités de renouvellement et d’adaptation ;
  • pour les antiquaires et brocanteurs, une crise de l’activité, liée à plusieurs facteurs :
    • un certain manque d’intérêt des nouvelles générations pour l’offre,
    • la surface financière des entreprises, souvent insuffisante pour qu’elles soient présentes à l’international,
    • la concurrence des commissaires-priseurs,
    • les avantages probables mais incertains de la présence sur internet.

La crise sanitaire et économique a alourdi les difficultés déjà ressenties, en raison surtout de la baisse de fréquentation des magasins et de l’annulation des foires et salons : 92 % des entreprises sollicitées ont déclaré ressentir des difficultés.

En réponse, 65 % des acteurs interrogés entreprises ont manifesté l’intention d’engager des transformations à court et moyen terme. 71 % ont exprimé des besoins en compétences (contre 40 % dans la branche CDNA).

Plus de 90 % des besoins en compétences exprimés concernent la digitalisation, en priorité l’administration de sites web et la maîtrise des réseaux sociaux, et plus spécifiquement l’utilisation des logiciels (photo, design, modélisation, bases de données) et l’adaptation du contenu éditorial à l’ère digitale.

Avec le soutien de L’Opcommerce, les secteurs concernés ont engagé en décembre 2020 un effort de communication à destination des entreprises, afin de :

  • faire connaître aux entreprises du secteur les ressources et les possibilités de prise en charge en termes de formation professionnelle ;
  • mettre en valeur l’offre de e-learning clés en main sur la plateforme Click&Form, afin d’accompagner les entreprises dans la digitalisation : fondamentaux du e-commerce, vente via les réseaux sociaux, rôle du community manager, etc.

Pour télécharger le rapport final de l’étude :

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